recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)
Lundi 6 avril
CAC 40 : fermé
La séance
Alors que Paris est resté fermé, la Bourse de New York a terminé en hausse, malgré des tensions géopolitiques persistantes et une nouvelle hausse des prix du pétrole, les opérateurs évaluant les chances d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis. Le Dow Jones a progressé de 0,36%, l'indice Nasdaq de 0,54% et l'indice élargi S&P 500 de 0,44%. Donald Trump a menacé de détruire l'Iran "tout entier" mardi soir si le pays n'a pas répondu d'ici là à son ultimatum et rouvert le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
Valeurs en vue
Le laboratoire Soleno Therapeutics s'est envolé (+32,31% à 52,25 dollars) après l'annonce lundi de son acquisition par l'entreprise de biotechnologie californienne Neurocrine Biosciences (+0,67% à 132,48 dollars).
Mardi 7 avril
CAC 40 : -0,67% à 7.908,74 points et 4,1 milliards d'euros échangés
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en baisse dans une séance dominée par la prudence alors que l'île iranienne de Kharg, d'où partent 90% des exportations de pétrole du pays, a été visée par plusieurs frappes, provoquant une nouvelle envolée du brut, à l'approche de la fin de l'ultimatum du président américain Donald Trump. Le CAC 40 a fini sur une perte de 0,67% pour le retour des cotations après le long week-end de Pâques. Le Footsie britannique a reculé de 0,80% et le Dax allemand a reflué de 0,99%.
La Bourse de New York a, elle, terminé en ordre dispersé : le Dow Jones a reculé de 0,18% tandis que l'indice Nasdaq a grappillé 0,10% et l'indice élargi S&P 500 a glané 0,08%. Le président des États-Unis a donné jusqu'à 20H00, 00H00 GMT) heure de Washington, à Téhéran pour rouvrir la navigation dans le détroit d'Ormuz, menaçant d'éradiquer "une civilisation entière" si l'Iran s'y opposait. Le Premier ministre pakistanais, qui joue un rôle clé de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, a notamment exhorté mercredi Donald Trump à prolonger de deux semaines son ultimatum. Le président américain "est au courant de la proposition et il y aura une réponse", a dit sa porte-parole Karoline Leavitt.
Valeurs en vue
Universal Music Group (UMG) a grimpé de 11,40%, Vivendi de 9,10% et Bolloré de 3,76%, les trois sociétés étant liées alors que Pershing Square, le fonds de Bill Ackman, a proposé de fusionner son véhicule d'investissement avec UMG dans le cadre d'une opération évaluée à environ 55,75 milliards d'euros, selon les calculs de Reuters. Objectif : créer une nouvelle entité qui serait ensuite cotée à la Bourse de New York. La proposition en numéraire et en actions de Pershing Square valorise le groupe de divertissement musical à environ 30,4 euros par action, soit une prime de 78% par rapport au dernier cours de clôture, pour un total d'environ 55,75 milliards d'euros, selon les calculs de Reuters. Vivendi (+11%) et Bolloré (+6,8%) ont bénéficié de leurs participations respectives dans la maison de disques de, entre autres, Taylor Swift, Billie Eilish et Drake. Un porte-parole a déclaré qu'UMG n'avait aucun commentaire à faire sur l'offre de Pershing Square.L'opération intervient alors qu'UMG a reporté le mois dernier un projet de cotation à New York, revenant ainsi sur un accord conclu avec Pershing, qui avait exercé son droit de demander une introduction en Bourse aux États-Unis, faisant valoir qu'elle stimulerait l'action.
Mercredi 8 avril
CAC 40 : +4,49%, à 8.263,87 points et 8,1 milliards d'euros échangés.
La séance
Journée folle à la Bourse de Paris, galvanisée par l'annonce d'une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz. Le CAC 40 a gagné près de 4,5% dans des volumes d'échanges très fournis de plus de 8 milliards d'euros.
Le cessez-le-feu entre Etats-Unis et Iran reste pourtant éminemment fragile. Au Liban, où Israël estime que la trêve ne s'applique pas, l'armée israélienne a mené sa "plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février. Un haut responsable iranien a dit à Reuters que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir jeudi ou vendredi, avant l'ouverture des négociations de paix entre des délégations iranienne et américaine au Pakistan.
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Même hausse enthousiaste de l'autre coté de l'Atlantique. L'indice Dow Jones a gagné 2,85%, à 47.909,92 points. Le S&P 500 a pris 2,51% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 2,80%. Coté valeurs, Delta Air Lines a progressé, malgré un bénéfice inférieur aux attentes au deuxième trimestre. La compagnie aérienne a également jugé prématuré d'actualiser ses perspectives annuelles, évoquant les incertitudes provoquées par la forte hausse des prix du carburant liée au conflit au Moyen-Orient. Les compagnies Southwest Airlines et United Airlines ont également avancé. Les croisiéristes Carnival et Norwegian Cruise Line ont tous deux engrangé des gains. Levi Strauss & Co a bondi après avoir relevé sa prévision annuelle de chiffre d'affaires et de bénéfice.
Valeurs en vue
Les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (+12,84% à 51,50 euros) ou Saint-Gobain (+7,56% à 76,26 euros), particulièrement malmenées avec la hausse des prix de l'énergie induite par la guerre, ont largement profité de la chute des cours du pétrole. Même constat du côté des compagnies aériennes, Air France-KLM s'envolant de 11,26% à 9,88 euros, ou encore des constructeurs automobiles avec Stellantis (+6,26% à 6,72 euros) ou Renault (+6,93% à 31,46 euros) en forte hausse.
Jeudi 9 avril
CAC 40 : -0,22% à 8.245,80 points et 4,8 milliards d'euros échangés
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en baisse modérée, la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran restant fragilisée par les raids israéliens au Liban, tandis que le président Donald Trump a choisi de maintenir la pression sur Téhéran, ce qui a alimenté un léger regain d'aversion au risque. À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,22% à 8.245,8 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,05% et le Dax allemand a reflué de 1,14%. L'indice Euro Stoxx 50 a perdu 0,29% et le Stoxx 600 0,15% également.
Le pétrole a rebondi de près de 5%, frôlant de nouveau le seuil psychologique des 100 dollars le baril, les doutes concernant le cessez-le-feu de deux semaines au Moyen-Orient faisant craindre que les flux d'énergie transitant par le détroit d'Ormuz restent restreints. Coté taux, le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en hausse de 6,6 points de base, à 3,01%.
Valeur en vue
emeis a chuté, après avoir renoncé à céder son activité de maison de retraite en Suisse à Tertianum qui a engagé des poursuites judiciaires. Tertianum Group AG a indiqué que les propriétaires de Senevita (emeis) ont annoncé de manière inattendue qu'ils n'avaient plus l'intention de finaliser le contrat d'achat précédemment conclu. Par conséquent, le prestataire privé de services spécialisé dans l'hébergement, le logement et les soins pour seniors a engagé des poursuite judiciaires et réaffirme son droit à exiger l'exécution de la transaction conformément au contrat.
Vendredi 10 avril
CAC 40 : +0,17%, à 8.259,60 points et 4,4 milliards d'euros échangés
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en hausse prudente, les investisseurs plaçant leurs espoirs dans les négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis qui doivent se tenir au Pakistan, au terme d'une semaine marquée par un fragile cessez-le-feu dans la guerre au Moyen-Orient. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,17% à 8.259,60 points. À Francfort, le Dax a fini stable (+0,01%) et à Londres, le FTSE 100 a reculé légèrement (-0,03%). L'indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,51%. Sur la semaine le Stoxx 600 a pris 3,05% et le CAC 40 3,73%.
Washington et Téhéran se sont accordés mercredi sur un répit tout relatif de deux semaines – ce qui a donné lieu à une vague d'euphorie sur les marchés. Les négociations à venir visant à instaurer une paix durable occupent depuis lors les investisseurs, impatients de voir les prix de l'énergie revenir à leurs niveaux d'avant la guerre.
La participation des Iraniens aux discussions prévues à Islamabad reste toutefois incertaine, Téhéran ayant subordonné leur tenue au dégel de ses avoirs et à la cessation des attaques israéliennes contre le Liban, que l'État hébreu a frappé de plein fouet quelques heures après l'annonce de la trêve.
Le détroit d'Ormuz reste en outre pratiquement paralysé, et les prix du pétrole, élevés — même s'ils n'ont pas enregistré de nouvelles hausses significatives au-delà des 100 dollars le baril depuis mercredi —, ce qui oblige les investisseurs à garder les pieds sur terre.
Vendredi, les données ont montré que les prix à la consommation aux États-Unis avaient connu une nette accélération en mars (+3,3%), même si le marché est tout sauf surpris, compte tenu de l'évolution récente des cours de l'énergie.
Valeur en vue
Soitec grimpe de 18% et surperforme la tendance à Paris, porté par un nouveau relèvement de recommandation : Citigroup relève son objectif de cours à 34 euros contre 23 euros. Mercredi, le titre avait déjà bondi, dans le sillage d'un relèvement d'objectif de cours chez Jefferies de 30 à 45 euros, dans le cadre d'une note plus générale sur les valeurs européennes des semi-conducteurs et du matériel technologique. Dans cette note, le broker américain indiquait s'attendre à ce que les entreprises analogiques ayant une exposition industrielle et à l'IA, comme STMicro, voient leurs estimations augmenter après les résultats du 1er trimestre. ASML, ASM et VAT devraient, selon lui, réaffirmer leurs perspectives de croissance saines pour 2026, mais il n'anticipe pas de relèvement au vu des consensus élevés et continue de prévoir une dégradation cyclique de leurs multiples de valorisation. Jefferies prévoit par contre une revalorisation des multiples de Nokia, grâce à la position renforcée de l'équipementier de réseaux finlandais dans l'intelligence artificielle et le cloud, ainsi que dans les réseaux optiques et IP. "Nous attendons également de STM, Aixtron et Soitec qu'ils bénéficieront de leur exposition aux réseaux optiques", ajoute l'intermédiaire, qui remonte donc sa cible sur Soitec de 30 à 45 euros, mais maintient sa position "neutre" sur l'action.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse
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